La cloche sonne, il s'empresse de ranger ses affaires et de s'en aller. Son sac sur le dos, il marche du fond de la salle et se dirige vers la sortie. Son regard ne s'attarde pas sur cette salle, dont les murs semblent se resserrer sur lui. Son regard se perd loin, dans l'horizon. Il imagine cet horizon, le bord de la terre où les chutes du Niagara finissent leur course, où les mers et les océans se jettent. Il s'imagine à jouer le funambule sur la corde de l'horizon, cette corde qui semble être infinie. Il s'amuse de temps à autre à regarder par dessus son épaule, et voit que les Dieux et les Déesses brandissent leurs épées et leurs arcs, le condamnant un peu plus à chaque pas effectué. La douce brise marine lui caresse la joue, et la Lune protectrice joue son rôle de maman lorsque, par mégarde, la barque du Soleil tangue dangereusement. Fils des étoiles, il sait que l'horizon qu'il cherche à atteindre est la seule voie d'accès vers sa fin ultime. Mais son horizon est voilée par les nuages gris de la vie, par les pluies diluviennes que son esprit et son c½ur reçoivent, et espère se reconnaitre dans le reflet de chaque goûte, dans l'espoir de retrouver une partie de lui même. Où est passée la Lune ? Où sont les étoiles ? La clé se trouve là bas ; vers son horizon.
Chaque jour qui passe, il guette une éclairci.
Chaque jour qui passe, il observe, avec espoir, son horizon.